Maintien à domicile, quelques enseignements :
L’étude 2023 révèle que 70% des propriétaires-occupants seraient disposés à réaliser des travaux de rénovation énergétique et d’adaptation du logement en même temps, et 18% sont tout à fait disposés.
Les moins de 40 ans seraient les plus nombreux à envisager de quitter leur domicile si l’ampleur des travaux et les dépenses étaient trop importantes et sont les moins nombreux des différentes tranches d’âges à ne pas renoncer.
Les 65 ans et plus sont les plus nombreux de l’échantillon à ne pas vouloir renoncer à vivre chez eux et sont les moins nombreux à l’envisager si les travaux étaient trop importants.
Certains ménages ne souhaitent vieillir chez eux car leur maison n’est pas adapté (43%), ils ne veulent pas subir un isolement géographie (28%) et ont la volonté de se rapprocher de leur famille (26%).
Les ménages interrogés souhaitent bénéficier d’un accompagnement s’ils se sentent en confiance avec l’accompagnateur mais près de 40% des répondants préfèrent échelonner les dépenses et se passer d’un accompagnement.
QUELS SONT LES LEVIERS D’ACTIONS FAVORABLES À L’ADAPTATION DU LOGEMENT ?
Quelques recommandations par Audrey Valin, Sociologue (Cabinet ACTES)
- Veiller à démédicaliser l’approche du vieillissement et inscrire l’adaptation du logement pour le maintien à domicile dans un projet de vie. Tout comme pour les travaux de rénovation énergétique, il est nécessaire de considérer l’écosystème global de la personne, de son foyer, en particulier dans ses liens sociaux. Il faut penser l’ habitat au service de l’habité.
- Faire confiance aux séniors dans leur appréhension du maintien à domicile : les informer et les prévenir tout en ne forçant pas le besoin. Il est nécessaire de les impliquer dans leur projet.
- Introduire de la souplesse dans les dispositifs au vue de l’incertitude caractéristique du vieillissement. Un projet de maintien à domicile peut se voir très vite revisité par un accident physique (aspect médical, maladie) ou psychique (aspect social, décès du conjoint).
- Appréhender l’adaptation du logement au cas par cas en tenant compte de la fracture sociale.
- Utiliser le diagnostic gratuit de la maison en vue du vieillissement à domicile pour délivrer des messages de prévention et repérer les ménages modestes à fragile qui n’iront pas d’eux mêmes vers les solutions de maintien à domicile à cause de l’investissement financier nécessaire.
